Antonin Malchiodi

Je m’appelle Antonin Malchiodi. Je suis né en 1984 comme le livre d’Orwell.
Je fais partie de l’espèce humaine, celle qui a inventé tour à tour la bombe atomique,
la charlotte aux fraises, la chaise électrique, le bouquet de fleurs et le slip kangourou.
Issu de familles ouvrières et de paysans italiens, mes grand-parents mirent au monde
un humain à moustache et une dame à lunettes qui devinrent mon père et ma mère.

J’ai grandi comme tout le monde au rythme des saisons, avec parfois un coup de pied
au cul en guise de métronome étalonnant la qualité du bulletin de classe.
Après avoir parcouru le collège et le lycée sans tonitruance, tant scolaire que
dans les sciences de la bêtise, je me suis enfourné dans des études d’arts.
Le thermostat poussé à son plus haut degré, curieux de connaître d’autres supports
que les cahiers de brouillon, j’y appris tant bien que mal les techniques que
je pratique aujourd’hui : le dessin, la gravure et la sérigraphie.

Ensuite, trois années d’expériences diverses dans le milieu de la communication,
puis en tant que professeur d’arts plastiques dans le milieu de l’heure de colle,
me firent entreprendre un dérapage d’environ 180 degrés.

A présent mon travail consiste, à avaler des feuilles blanches assaisonnées d’incertitude
pour foncer à tombeau ouvert dans le puits sans eau de la création artistique,
le trajet y est souvent périlleux et non sans encombre, mais les sorties de virage
sont un réel plaisir car il n’y a pas de bas côtés.

C’est toujours un exercice aventureux de parler de son travail.
Disons que je produis des images et du texte qui questionnent principalement
le monde qui m’entoure, le rapport de nos sociétés modernes à la nature,
à l’argent, au travail, en somme, tout ce qu’elles comptent comme contradictions.
En parallèle, je collabore avec différents commanditaires en tant qu’illustrateur.