LECTURES DANS L’OEUF 🥚
🥚 Tout au long du week-end, plusieurs auteurices investiront L’œuf, un petit espace niché au cœur du salon, pour y proposer des lectures en série.
📆 Samedi 07/11
11h30 (15′) : Matthieu Litt & Marie Meulemans (Camille se réveille)
💤 Camille a du mal à se réveiller. Ses journées se confondent les unes dans les autres, les mêmes gestes se superposent et l’épaisseur du réel l’enlise. Mais une forme de colère émerge, une force vitale qui fait imploser le temps. Camille commence à courir. Les paysages qui l’entourent sont étonnants, dépourvus d’actions humaines, calmes. Ils appellent à une respiration lente que Camille peine à trouver.
14h30 (20′) : Charlie Demoulin (Silence me mord)
🗣️ Furieusement déglinguée, la vie de C. est une récréation permanente entre expériences extrêmes et dérapages hilarants ; mais il doit sa survie à l’apprentissage affectif qu’il réserve à son père.
15h30 (20′) : Fanny Garin (Études d’une jument)
🐎 Dans « Études d’une jument » il est question de la jument la gana, de l’étalon baron mychkine, de nastassia et de maître teyl, de sang, de terre, de procréation ou d’absence de procréation, de peinture rouge et d’abstraction, de docilité et de désobéissance, enfin de prés et de forêts dans lesquels animaux et humains ne cessent de se métamorphoser et d’échanger leurs places jusqu’à se confondre les uns aux autres.
16h30 (20′) : Camille Coomans (La survie du plancton)
🌊 Comment poétiser le monde et réenchanter son quotidien quand tout nous pousse à l’inverse ? C’est la question que pose Camille Coomans dans son nouveau recueil, La survie du plancton. Sur terre, les planctons produisent la moitié de l’oxygène que nous respirons. L’autre moitié de son oxygène, l’autrice la puise dans la poésie. Comme lui, la poétesse se sent parfois impuissante, mais son besoin de poésie la pousse à écrire, lui permet de se sentir vivante, de cultiver l’espoir et le collectif.
📆 Dimanche 08/11
11h30 (15′) : Matthieu Litt & Marie Meulemans (Camille se réveille)
💤 Camille a du mal à se réveiller. Ses journées se confondent les unes dans les autres, les mêmes gestes se superposent et l’épaisseur du réel l’enlise. Mais une forme de colère émerge, une force vitale qui fait imploser le temps. Camille commence à courir. Les paysages qui l’entourent sont étonnants, dépourvus d’actions humaines, calmes. Ils appellent à une respiration lente que Camille peine à trouver.
14h30 (30′) : Claire Gatineau (Debout sur le toit)
🏠 Dans une ville jamais nommée qu’elle arpente, à la manière des situationnistes, une jeune femme décide qu’il est temps pour elle de mettre fin à l’errance. Le point d’ancrage sera une petite maison dans un quartier cosmopolite. Est-ce ici ? Est-ce maintenant ? Est-ce ainsi ? Par petites touches s’esquisse le portrait d’une femme déterminée qui affronte la nécessité, lutte pour exister et se tenir debout, quitte à grimper sur le toit pour réparer, trancher, écoper.
15h30 (20′) : Charlie Demoulin (Lettre de Bruxelles)
🗣️ 17 Octobre 2025, plus de cent policiers anti-émeutes arrivent Square de l’Aviation, dans le but de déloger les membres du collectif Zone Neutre, habitant·es de l’immeuble depuis quelques mois. Chronique d’une matinée marquée à la matraque.
16h30 (20′) : Aurélien Dony (Désir dingue & À vous je dois mon ciel plus bleu)
❤️🔥 Liège, cité ardente. Alors du poème ardent : pour dire le corps, la sueur et le doute. Ardemment la parole. Si possible et tant qu’on peut. Extraits de Désir dingue, À vous je dois mon ciel plus bleu, et quelques inédits (si on a le temps, avec tout ça).
🖋️ À propos des auteurices :
Depuis ses débuts en photographie, Matthieu Litt s’interroge sur notre rapport au monde et met en lumière la fragilité de notre environnement. Au fil du temps, ses recherches se sont étendues à l’ensemble du vivant. Il croit en la capacité réparatrice de la photographie et s’emploie ainsi à rétablir le lien entre l’homme et son milieu. En suivant cette voie, Matthieu Litt s’affranchit progressivement de la dimension documentaire de son médium, au profit d’une perspective résolument poétique.
Marie Meuleman a étudié la langue et la littérature à Bruxelles et à Montréal, où elle s’est forgé une envie d’écrire et de créer de manière pluridisciplinaire et collaborative. En 2021, elle a cofondé la collective d’écritures et ASBL modesta, qui vise à rendre l’écriture moins solitaire, la poésie un peu plus fun. Elle publie ses textes narratifs et poétiques dans des fanzines et des revues comme Mouche, Papier Machine, Cunnilingus, Absys. En 2025, elle accompagne un texte de Françoise Lison-Leroy avec ses photos pour Le Livre en fugue, aux Éditions Cotcotcot. Son premier livre en tant qu’autrice, « Camille se réveille », parait en 2026.
Fanny Garin est écrivaine et dramaturge. Elle vit à Bruxelles. Elle a publié plusieurs ouvrages de poésie : « des disparitions avec vent et lampe” (2019) et « études d’une jument” (2026) aux éditions Isabelle Sauvage (2019), « Natures sans titre » à
l’Angle Mort (2020), « Les coups et les traits » aux éditions Faï Fioc (2024). Elle a également publié le roman « La porte de la chapelle » aux éditions publie.net (2021) ainsi que le texte dramatique et documentaire « Des tueries et un film » au Sabot (2023).
Claire Gatineau exerce dans divers domaines artistiques. L’écriture, le dessin, la peinture ainsi que dans le domaine du son : la réalisation radiophonique, l’édition et la production. Elle prend un grand plaisir à faire se rencontrer ces différents types de narration dans une même oeuvre. Elle a longtemps consacré son écriture à la scène. Depuis quelques années, elle la destine le plus souvent à une lecture silencieuse ou à la création radiophonique.
Enfant du troisième millénaire, breton liégeois ayant grandi entre sous-bois, villes et DAF, Charlie Demoulin écrit ce qu’il voit, ce qu’il entend, ce qu’il y a – ce qu’il n’y a pas. Il est l’auteur de Silence me mord (roman, La Grange Batelière, 2024) et de Lettre de Bruxelles (pamphlet/nouvelle, La Grange Batelière, 2026). Parfois accompagné de musiciens ou de machines, il performe ses textes sur les scènes et sur les sols.
Camille Coomans est une poétesse bruxelloise, née un soir d’orage, en 1991. On dit d’elle et de sa poésie qu’elles sont infatigables, délicates à première vue, acérées de l’intérieur, pudiques mais très bavardes. Consumée (pour ne pas dire entièrement obsédée) par sa passion des mots, Camille multiplie les casquettes et aborde le territoire de la poésie par des chemins variés. Elle sort son premier recueil, Papier Cendre Vent, aux éditions maelstrÖm reEvolution en 2024, et publie également de nombreux textes dans des revues et des livres collectifs. En parallèle, Camille donne atelier d’écriture aux quatre coins de la Belgique, écrit et performe des spectacles de spoken word, participe à des concours et des tournois de poésie orale, imagine des vidéo-poèmes, compose des chansons, et co-dirige la maison de micro-édition Ravages. Parfois, elle se dit que tout serait plus simple si seulement elle parvenait à se transformer tout entière en un gros poème bien vivant.
Aurélien Dony est poète, dramaturge et performeur. Il enseigne l’écriture poétique et la création collective dans plusieurs écoles supérieures artistiques belges (Conservatoire royal de Bruxelles, IAD, classe préparatoire de Namur…), donne de nombreux ateliers d’écriture (dans les écoles, en prisons, pour différentes associations…) et partage ses textes dans différents dispositifs scéniques et performatifs, notamment aux côtés de Charly Simon, chorégraphe avec lequel il co-dirige l’ »Absolu Théâtre ». Depuis janvier 2026, il co-anime les éditions Ravages. Aurélien collabore fréquemment avec la poétesse Laurence Vielle. Ensemble, iels disent (leurs textes et ceux des autres) et co-écrivent (« De vous à nous », éditions Maelström). Son travail est essentiellement tourné vers le lien entre l’écriture et l’oralité. Il aborde des thèmes liés au corps, au désir, aux amours multiples et interroge le pouvoir du langage dans la sphère intime et politique. « Désir dingue », son dernier recueil, est paru en avril 2026 chez Bruno Doucey.
📌 En pratique :
📆 7 et 8 novembre 2026
🕡 Sam. 11h–20h | Dim. 11h–18h
📍Au B3 – Place des arts 1, 4020 Liège
🎟 Entrée libre tout le week-end !
Une organisation du @lecomptoirdulivreliege, en partenariat avec le B3 | Centre de ressources et de créativité de la Province de Liège
Avec le soutien de la Fédération Wallonie Bruxelles et de la Province de Liège.