FACON SERIE NOIRE
À la fin des années 1950, Henri Vernes se met à écrire un roman policier qu’il destine à la collection Série noire.
Tout y est — tout ce qui fait qu’une Série noire est une vraie Série noire : un privé, mais un privé qui n’en est pas vraiment un ; des femmes fatales, mais chez qui la fatalité est un art de vivre et de survivre ; des cadavres à la pelle, mais qu’on se garde bien d’enterrer à la pelle ; des salauds qui ont des gueules d’ange, mais à qui on ne donnerait pas le bon Dieu sans confession ; des limousines américaines longues comme des « jours sans pain », mais que viennent concurrencer de magnifiques bolides de fabrication allemande ; des volées de coups de poing, mais auxquelles font la nique des coups de griffe et des coups de feu ; des nuits d’amnésie totale, mais qui peuvent tourner à des nuits blanches… Tout, absolument. Et avec, comme il se doit, une formidable maîtrise, un formidable sens de la narration criminelle.
Ce roman inconnu et comme évadé des limbes, le voici enfin. Pour le plus grand plaisir des innombrables lecteurs de Bob Morane, des fanatiques des « Série Noire » à l’ancienne et des admirateurs de Loustal, qui donne ici quelques-unes de ses plus belles illustrations.
