OASIS
Parfois on croit qu’il n’y a rien à voir... rien ne se passe, rien à dire. Mais laissez les choses changer, tolérez qu’elles vous soient ôtées, et vous vous rendrez compte de ce que vous avez perdu. Un être, une paix, une parole, une image même, et tout bascule. Certes, nous avons appris à vivre dans un présent que l’avenir menace… mais si tout est menacé (et l’inquiétude ne devient-elle pas une stratégie politique ?), finalement rien ne semble l’être. Or le Ry-Ponet, lui, l’est. Petit paysage fragile qui est avant tout un paysage d’images. Et si ténu qu’il pourrait passer inaperçu.
L’univers énigmatique et poétique de Matthieu Litt se décline tant par la création d’images proprement dites que par leur présentation sous forme d’édition ou dans des scénographies étudiées.
Cette reconstruction permet de trouver des angles critiques alternatifs visant à mettre en lumière nos liens à (re)construire avec tous les domaines du vivant.
Il est l’auteur de deux premiers livres très remarqués par la critique et les amateurs, Horsehead Nebula d’abord (avec des images d’anciennes républiques soviétiques), puis Tidal Horizon (éd. du Caïd, 2018), qui brasse des images prises lors d’une résidence d’artiste en Norvège. Utilisant essentiellement la photographie, mais sans exclusivité, il contribue à un nombre croissant de projets éditoriaux.
